Friday, May 16, 2008

Tripant

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Je ne me suis pas aventuré sur discogs pour aller gratter 2/3 annécdotes sympas à propos de Mind X et de ce Martin Roth car pour tout vous avouer, j’ai la frousse de tomber sur un passé plus que douteux. Et puis ce qui importe le plus, c 2 kifé lson 2 toudfason h1.

Sensation Seekerz a été premier des charts Beatport pendant quelques temps, ce qui je l’accorde, n’est en rien un gage de qualité, mais ça mérite tout de même une double-écoute winamp à l'aise.

Il est ici question de progressive techno dégoulinante voire, vous avez parfaitement deviné à la vue de ce LASER monochomatique, de T-R-A-N-C-E. Pour 20mb, vous avez en contre-partie deux notes bouclées à l’infinie, une basse BUILDOZER à ranger dans la catégorie pas toujours honorable « pompier », et un bon break / montée 100% prévisible pour un rendu stroboscopique lé bra en lair.

Monday, May 12, 2008

St Louis Throwback

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Etant moi même un pur tismé je me devais de me pencher sur cette bourgade qui se trouve pile poil entre l'est/l'ouest/le sud/le nord, les quatre points cardinaux sont réunis autour du canard avec une batte. Le midwest et le blues de L.O.S possèdent donc cette capacité à faire la fête avec maîtrise et lyricalité, comme un bon disque d'Usher ou être ceinture noire en coupé décalé chinois.

Vous souriez à la vue de cette pochette sûrement sortie tout droit des studios Pen N Pixels mais cela n'a pourtant rien de marrant en 1997. Parvenir à illustrer de la sorte l'achèvement d'une jeunesse passée à turbiner dans les quartiers d'Amérique en alliant images de synthèse, incrustation murale et architecture corporate est une pure merveille et il n'est nul besoin de lire sur le polo de L.O.S pour comprendre qu'il est sur le « edge » au moment où il presse ce cd.

Cet excès de concret dans le gangsta rap dix ans d'âge s'appelle tout simplement mettre le paquet. En mettre plein la vue comme intituler ses chansons Click Clack Boom, comme enregistrer un freestyle de 9 minutes en direct de la prison, comme inviter Stister Thickness sur la moitié de l'album. Un disque de chez Bullet Proof Records. Extravagance, virilité, LOS sait le faire, encore mieux il le fait parfaitement. Et maintenant vous pourrez dire que vous connaissez quelque chose de bien provenant de St Louis. Si vous avez cliqué sur ce lien youtube, vous avez constatez que L.O.S est bien vivant en 2008, que le rappeur à pansement n'est pas très populaire dans le Missouri et que St Louis est bouillant à l'heure qu'il est. Au moins une bonne raison de se pencher sur le passé de la ville.

Friday, May 09, 2008

Bab Lee roi du boucan

les éléphants


Bienvenue en Côte d’Ivoire, un pays où le phénomène national coupé-décalé a pris une ampleur gigantesque, la popularité de Douk Saga n’ayant rien à envier à celle de Didier Drogba. Il s’exporte aussi très bien, à tel point qu’il n’est pas nécessaire de vous expliquer de quoi il s’agit (si je vous ai surestimés: explications et historique ici). Le volume de productions nouvelles sur lesquelles dansent les boucantiers est conséquent. Beaucoup de morceaux, bien que plaisants, suivent une certaine routine: le même rythme, la même guitare, un mec chante un refrain d’une voix douce pendant qu’un autre dédicace toute sa famille et récite des biographies. D’autres vont plus loin et ne sont ni plus ni moins que de l’excellente dance music.
C’est le cas de Sous les cocotiers du producteur Bab Lee, un morceau que m’a fait connaître Etienne Menu qui vous en parle là tout de suite maintenant en anglais. Ce morceau qui a marché dans toute l’Afrique est certifié classique par les wolosso et les faroteurs d’Abidjan.




Cette année Bab Lee sort un nouveau track intitulé Bablee Samuz, sur le label Uppercuts, disponible en digital sur iTunes. Il s’inscrit dans la continuité du son de Sous les cocotiers. Un remix pour l’EP de Radioclit sur Mental Groove suivra. Ecoutez le morceau ou ce mix coupé-décalé de Tron pour vous mettre bien et lisez l’interview de ce grand homme, il est temps de travailler et de faire le boucan.





D'où vient le nom Babulax Lee ?

Le nom Babulax Lee m’a été donné par mes musiciens rasta pratiquants d’un groupe orchestral de reggae ‘’JAH POETY’’, avec lequel je jouais pendant que j’étais à l’école de musique. Ils portaient tous des dreadlocks, fumaient de l’herbe et comme je ne faisais rien de tout ça, ils considéraient que j’avais tout de Babylone, et rien de rasta, ils m’ont donc surnommé BABULAX ‘’le last des Babylone’’ ;
Le Lee vient de la marque de Jeans ‘’Lee Cooper’’ qui était ma marque de jeans préféré, et ce qui donne par combinaison BABULAX LEE.

Bablee Samuz et Sous les cocotiers sont-ils représentatifs de ce que tu faisais auparavant ?

Non, pas forcément, il faut d’abord savoir que j’ai une double personnalité : Bab Lee l’artiste musicien et Babulax Lee l’arrangeur, ingénieur de son, qui a réalise et participé à l’enregistrement d’albums des artistes Ivoiriens et Africains de grande renommée dont le célèbre Reggaeman mondial Alpha Blondy.
‘’Sous les Cocotiers’’ et Bab Lee samuz, sont en fait, mes deux premières expériences personnelles, deux créations qui retranscrivent quelque peu des pulsations enfouies en moi-même. C’est en fait un métissage de rythmes et sonorités.

Sous les Cocotiers est réputé pour être un morceau très apprécié des danseurs de coupé-décalé. On sait que le coupé-décalé est une danse, une attitude mais est-ce que cela renvoie aussi à un style musical ?

Sachez d’emblée que ‘’Sous les Cocotiers’’ est l’un des principaux morceaux qui ont contribué réellement à l’implosion du coupé – décalé en Côte d’Ivoire. Tous les DJ dans les grands maquis s’en servaient pour faire leur mixage et même des artistes de la tendance coupé – décalé comme DOUK SAGA, LE MOLARE, KESHIA etc. s’en servaient pour faire leur entrée de scène, Sous les cocotiers a fortement inspiré les premières sorties de plusieurs de ces artistes là. Au-delà de la simple philosophie qui décrit le coupé décalé comme étant l’expression de l’élégance et de l’opulence de ses adeptes, cela s’est transformé un peu plus tard en un vrai style de danse qui comporte plusieurs concepts avec des pas de danse adaptés à des chansons.

Quel est ton pas préféré ?

En tant que créateur de musiques, je n’ai pas de pas préféré.

Connaissais-tu personnellement Douk Saga ? (pour information, Douk Saga, tristement décédé fin 2006, est l’inventeur de la sagacité et une figure emblématique du coupé-décalé avec sa bande la Jet Set, à voir en action)

Oui, DOUK SAGA et moi, on se connaît très bien, j’ai même refait le mixage des chansons de son dernier album car il trouvait que le premier mixage ne lui convenait pas.

Est-ce qu'on entend ta musique dans les maquis de la rue Princesse à Abidjan ?

Bien sur, je vous ai dit que pratiquement tous les DJ des maquis en Côte d’Ivoire s’en servent pour faire leur mixage, donc, ce n’est pas seulement qu’à la Rue Princesse que se joue ma musique, ‘’Sous les cocotiers’’ a envahi tous les maquis, les chaînes de Télé et les stations radio ivoiriens et africains. Sachez aussi que quand un album décolle à Abidjan, ça inonde toute l’Afrique, ce fut le cas pour ‘’Sous les Cocotiers’’.

Peux-tu nous décrire cet endroit ?

La Rue princesse c’est en fait une rue d’environ un kilomètre dans le quartier chaud de Yopougon, bordée de des deux côtés par des grands maquis, des grandes boîtes de nuit à ciel ouvert. A la Rue Princesse, les ‘’fêtards’’ de clients, en majorité jeunes, sont accueillis et entretenus comme des princes par des belles princesses, les serveuses. Et ce du lundi au dimanche à partir de 20 h dans une ambiance folle, avec une sonorisation bruyante tenue par des DJ. Là-bas, l’alcool coule à flot et le sexe n’est pas un interdit. C’est un peu ça la Rue Princesse.

Quels autres lieux recommanderais-tu à ceux qui veulent profiter de la dance music ivoirienne ?

A part la Rue Princesse il y a d’autres grands maquis comme le SHANGHAÏ, la STATION METRO, toujours à Yopougon, les ‘’MILLES MAQUIS’’ à Marcory et bien d’autres clubs et maquis.

Es-tu resté en Côte d'Ivoire pendant le conflit en 2002 ? Est-ce que la musique te permet de voyager, pour des collaborations, des lives ?

Oui, j’étais en Côte d’Ivoire, humblement, je fais partie des piliers qui ont inventé le coupé – décalé, cette musique qui a permis à mon pays de maintenir sa présence et sa reluisante culturelle pendant la guerre, car elle permettait à la jeunesse de passer de moments pendant les couvre-feux. Effectivement, j’effectue beaucoup de voyages, car je suis sollicité un peu partout en Afrique (Bénin, Burkina Faso, Gabon, Mali, Sénégal) je suis actuellement au Togo où j’anime des séances et des ateliers de formation à l’endroit des jeunes, j’installe aussi des studios d’enregistrement, je réalise des albums et aussi je fais des tournées lives.

Est-ce que tu écoutes de la techno ?

J’aime bien, j’écoute beaucoup la techno, ça fait partie de mes sources d’inspiration, c’est d’ailleurs le métissage de la techno et des rythmes africains qui donnent ‘’Sous les Cocotiers’’ et ‘’Bab Lee samuz’’.

As-tu pensé à te faire remixer comme cela se fait beaucoup dans la house et la techno ?

Oui bien sûr.

Qu'est ce que tu penses du single de Mokobé et Patson, C'est dans la joie ?

J’aime bien.

Comment est organisée la scène Ivoirienne ? Est-ce qu'elle est plutôt concentrée avec quelques producteurs reconnus qui sont à l'origine de l'essentiel des sorties ou bien plutôt vaste avec beaucoup de producteurs de home studio et de one shot ?

La scène ivoirienne est très vaste avec plusieurs entités de production, des grands studios et aussi des home studio qui partagent les différentes sorties des artistes.

A quels autres artistes Ivoiriens devraient-on s'intéresser ?

Je vous conseille de vous intéresser à l’artiste SOUM BILL, le meilleur compositeur en matière de Zouglou, une musique Ivoirienne, il a aussi de très bonnes chansons variétés, reggae, soul, danse, danse hall.
Les CONTY DJ, des jeunes artistes très talentueux qui ont remporté plusieurs trophées de musique en Côte d’Ivoire
Et enfin JAY’RICO, un artiste que j’ai découvert, il fait un Reggae engagé.


la rue princesse


Merci à Bab Lee. Pour terminer, plus de précisions sur certains des termes employés:

Le boucantier est celui qui fait le boucan de manière à se faire remarquer, notamment par tous les signes ostentatoires de richesses.
Les wolosso sont des filles « sapées très sexe » comme dirait l’autre.
Le travaillement, c’est littéralement Make it train, mais avec des francs CFA.
La sagacité est la « philosophie » du héros national Douk Saga, depuis la drogbacité existe aussi.
Le maquis est un bar/club à ciel ouvert comme vous l’aurez compris.
Et faire farot farot c’est faire le malin, se vanter.

Thursday, May 08, 2008

Born Bad



30 ans de rap si on compte bien, c’est une grosse génération. Assez pour voir venir les vieux croûtons, et pour se faire envahir par des mioches rapaces.
Si on rajoute à ça les connections familliales déjà compliquées du rap game, on peut obtenir des choses assez intéressantes, comme l’émergence des fils à papa.
On pourrait faire un post entier sur le sujet, mais le spécimen qui nous intéresse est toujours le même: Cory Gunz, 19 ans, fils de Peter, ici présent.
Pantouflard et tranquillement assis dans un studio propret, le kid se permet même de cracher dans la soupe. Un Tanguy du rap en somme, dont tout New York attend par miracle, la sortie d’un premier album, depuis si longtemps…


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Aucun conflit générationnel entre le plus trill d’entre tous: Bun-b et l’homme qui valait III milliards: Lil’ Wouisiana.
Le morceau s’appel «Putain, je suis froid» mais sent comme le marcel d’un vieux bluesman suintant. Pas d’overtune glacial cette fois, juste une guitare, de l’orgue électrique, et un gobelet en plastique avec écrit en gras:  
Don’t mess with Texas!

Tuesday, May 06, 2008

Nos gangstas à nous

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On a tous le droit d'en faire des tonnes à propos des grands HUSSEULA HUSSEULA franco-français, mais là où ça devient étrange et franchement embarrassant, c'est quand on décide de bâtir sa carrière là dessus.

Seth Gueko est clairement de ceux-là, il cherche à peine à camoufler son évidente identité franchouillarde en se prétendant gitan (comme approximativement 100% des rappers français blancs) ou en faisant semblant d'en rire (cf le morceau Rap de Gwer), mais il est incontestable que la culture de ce mec repose sur plus d'éléments purement ^^C-Fran^^ que n'importe qui dans le rap ^^C-Fran^^.

Et une fois de plus, il se permet d'en faire beaucoup trop. Il est tellement pépère qu'il nous ressort l'ennemi public numéro un de sa boîte, c'est complètement usé jusqu'à la corde mais ça n'a pas l'air de le déranger plus que ça, d'autant plus qu'il en profite pour digresser sur les serveurs du Buffalo qui porte mal leur chemise ou nous demander de le tenir au jus comme EDF. Du coup, même si on aime beaucoup les Ghetto Diplomats/Ex-Jedi, je préfère quand même la version du forain un peu relou que leur originale "Famille Haussmann".


Saturday, May 03, 2008

Pression


Audion (Spectral) avait pour habitude de réserver une face de ses maxis pour faire danser les rosbifs tout rosés à Ibiza (Kisses, Pong, Mouth 2 Mouth, Noizer), et une autre, plus esthétique, pour les journaleux minimal mais ignorée par le reste de la meute.
Le nouveau maxi d’Audion est bien plus homogène, et du bon côté. Snap into It joue la carte du gR0oVe sensuel et incendiaire, tandis que Against All Odds dans un style locomotive à vapeur qui sort tout droit des enfers nique tout. Billy Says Go, titre phare prépare idéalement le terrain pour ce qui suit. Ses synths-voice pas-rassurants-du-tout tendent à nous faire pénétrer dans le domaine de l’au-delà cher à notre ami Fox Mulder et risque de hanter bien des soirées.






Dusty Kid a toutes mes faveurs en ce moment. L’Italie, c’est suffisamment rare pour le signaler, possède avec les Crookers, 2 pointures de hautes volées. Ex-membre de Duoteque, il est toujours placé en bonne position dans les playlists qui foutent la frousse. De l'original de Moby, Dusty Kid n’a conservé que les nappes servant d’intro et d’outro. Entre les deux, l’irrémédiable chute dans le vide sans aucune échappatoire. Une basse binaire signée B.O.E.I.N.G, quelques notes jouées par DJ Vampire, l’ombre du fantôme Moby planant autour, font de ce carnage Terror Techno un des meilleurs du genre.


Ne comptez pas voir la sortie avec le morceau suivant : un remix de l’excellent Dubfire pour le moins palpitant Radio Slave sur Rekid. Une ascension dévastatrice, les dents serrées, le regard trouble, les murs moites qui se rapprochent : vivi c’est bien de la techno certifiée C.H.E.P.E.R avec sa montée sous ecsta au premier plan. Une parfaite illustration de ce que l'on nomme "l'effet tunnel".

Thursday, May 01, 2008

Blast Like You Just Don't Care

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Dans ce style de rap morbide qui contient un nombre incalculable de tueries, LA ROYCE de Fort Worth, Texas est à l'honneur aujourd'hui sur CPT.
La Royce pourrait facilement se glisser dans ton répertoire Houston pour sa touche funky bien grasse mais vu qu'il prend le soin de nous montrer sa capacité à ressusciter les morts sur la pochette, on l'estampille directement du label “GANGSTA RAP MORIBOND A ECOUTER D'URGENCE”. Dingue comme n'importe quel album de cette région à cette période est mortel, c'est vrai. A plus.


Monday, April 28, 2008

Bodymore. Murdaland.

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Ce n'est pas parce qu'on s'obstine à jouer aux grands cons sur Corporate avec des morceaux de rap de l'extrême gouffre suivis de House nordique mainstream, que l'on n'a pas le droit de s'autoriser quelque fois des posts avec des recettes totalement éculées. Je parle bien entendu de ces articles qui commencent par des références nerd connues à propos de Baltimore et qui se clôturent avec des morceaux de Debonair Samir.


RANDOM COOL NERD POST HOLLERTRONIX ALERT
BI-MOREL CLUB ALERT
TELEFUSS EN PLEIN EFFET QUI DANSE EN BOÎTE ALERT


Bienvenue donc chez les consanguins du Maryland, là où les trompettes sont partout, là où les charleys prennent beaucoup trop de place et où les sirènes mongoliennes vous disent bonjour avec le même air décontracté/indifférent/terrifiant que cet enfoiré de Marlo Stanfield.




Un tout bueno nuevo tracos de Samir avec ce gros WACK d'Aaron Lacrate (rappellez-vous LA fameuse polémique de l'an dernier, les faux crédits, la ghost-production etc... ) >>> une énorme tuerie. Un morceau tout en violence produit probablement intégralement par le débonnaire, en plus ils arrivent à nous ressortir Masta Ace de je-ne-sais-où grâce à un procédé spatio-temporel inconnu.


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Un morceau de 2003 avec une drôle de sirène qui évoque le son d'une porte qui s'ouvre dans Star Wars et un sample vocal qui fait "OH!". C'est absolument tout ce que le morceau propose et ça suffit pour niquer n'importe quelle salle dans n'importe quel club du monde.




Encore un track de 2003, qui figurait sur le même maxi que le culte et très débile "Unkle Fucker" avec le sample de South Park - The Movie. Là il s'agit d'un morceau plus deep, plus cérébral mais comme on reste dans un registre superbement stupide, c'est pas non plus du Autechre. C'est plutôt une flûte de pan ou au moins un instrument à vent d'Amérique du Sud qui s'acoquine avec un beat crado, pour donner un tool qui pourrait figurer dans une pub pour le café. Chaclaque.

Friday, April 25, 2008

Meet me in the streets

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Il n’y a pas encore eu de fight music sur ce blog et c’est un tort car le rap est efficace quand il s’agit de faire aussi épique et violent qu’un affrontement Suns/Spurs qui finit en double OT. Entrent Da Banggaz 314, une fille extrêmement vindicative entourée par deux lascars sécurisants, pour Run Up Get Dun Up. Ca doit vous rappeler Crime Mob, c’est le même registre et ce morceau est un peu leur Knuck If You Buck. Une différence notable ils viennent de Saint-Louis (area code 314), métropole essentiellement représentée dans le rap mainstream par l’affreux Nelly, et ce n’est pas au Sud. Si vous lisez ce blog entièrement dédié au rap de Saint-Louis alors vous avez les mêmes lectures qu’Orgasmic qui vous recommandera chaudement la mixtape New STL vol. 2. Run Up Get Dun Up et ses quatre minutes de provocations sont dessus.




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Wassup wassup. La petite Rye Rye de Baltimore défonce tout ce n’est plus à prouver, je vous renvoie à Shake It to the Ground de Blaqstarr ou à la boucherie à base de sirènes Gangsta Girl. Elle vient de participer au projet Get Familiar de la marque Name Ribbon. On vous le dit parce qu’on est gentils. Il y a d’abord un remix : rythmique baltimore club, sifflets carioca, ambiance tropicale, on valide. Puis un mix hosté par Rye Rye avec des gens bien dont Goon & Koyote qui, devinez quoi, ont invité Rye Rye sur leur EP. Le tout est disponible exclusivement sur une clé USB Name Ribbon qui fait aussi décapsuleur. Ou alors ici dans le cas du remix.




Il est tout à fait bienvenu que Big Snoop Dogg vienne remercier Shawty Redd de lui avoir fait son single Sensual Seduction en posant sur le remix de Drifter. Cela devrait contribuer à faire connaître ce morceau génial. Shawty Redd était le producteur attitré de Jeezy, il a erré de club en club et il a évolué vers un style tout en émotions, complètement inattendu. Maintenant il prépare un album qui est parti pour ne contenir que des morceaux planants faits de synthés deep et de refrains chantés (cf le nouveau morceau Mr. Investor pour confirmer), c’est parfait.


Wednesday, April 23, 2008

A Table

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Vous aurez remarqué l'omniprésence du parallélisme Homme / Animal sur ce blog. Les kidz attendent les compilations Ed-Banger comme une armée de felins se positionne aux endroits stratégiques pour tenter de glaner quelques restes. Corporate se place sans honte dans cette catégorie.

Première bonne nouvelle pour cette Ed Rec. Vol. 3, des inédits en-veux-tu-en-voilà. Deuxième, l’absence de Vicarious Bliss.
En revanche, il va falloir composer une nouvelle fois avec Krazy Baldhead dont la nullité bat les records jours après jours. Même constat pour tous les trucs rappés, DSL, Spank Rock et surtout Busy P / Murs qui caractérise à lui seul le naufrage de Winter dans ce domaine.

Heureusement chez Ed-Banger, il y a les ptits gars qui maintiennent le navire à flot : Justice dans un style turbinator / ring the alarm, SebastiAn et son statut de nouvelle rock star; et Uffie accompagnée de son ex-boyfriend (:/) pour un duo sacrément déconneur.


Enfin il y a les hommes d’expériences, ceux pour qui la dance 90’s renvoie au disco funk, et 2 unlimited à Cerrone et The Whispers.
Oizo fusionne Ring My bell et son plug-in Virtual Saxophone. Mehdi fait semblant de jouer du piano. Mais c’est finalement Mr Flash qui domine les débats sur son propre terrain de prédilection. Ses 3 minutes de disco-house appuyée à la guitare ilektwike réconcilient petits et grands aux joies des fêtes de famille.


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Das Glow est un homme tout ce qu'il y a de plus moderne. Il se prend en photo devant une glace et la poste sur son blog. Il fait des soirées dans des igloos géants, ambiance post-apocalyptique. Désormais, il fait des sets sur son laptop.
On peut dire que Das Glow est définitivement rentré dans l’ère du web 2.0. Adios les encombrants vinyles, cassos les CD dépassés, bonjourno l’ère du tout-numérique. Et pour récupérer les premiers jets, Corporate s’engouffre dans la brèche.

Un mix qui allie l’élasticité des filtres de Sebastien Leger (période French Touch) à la puissance martiale de DJ Hyperactive sans oublier Maurice Joshua qui se vente sans retenue de la taille de son chibre.